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L'atelier

Bienvenue dans mon atelier

Je suis Sophie Berecz, une artiste maître-verrier exerçant depuis plus de 30 ans. Je suis installée à Voulx, en Seine-et-Marne, à une petite centaine de kilomètres de Paris.

Le vitrail, une œuvre verre - plomb - étain, est avant tout un tableau de verre. Le verre révèle la lumière par sa couleur et sa texture : soufflé à la bouche, imprimé, américain...

Le plomb, au-delà d’unir les pièces de verre, joue pleinement un rôle graphique par son jeu de lignes.

Le fusing est la création d’un tableau de verre à base de pièces de verre fusionnées entre elles par cuisson, libres de sertissage au plomb.

Avec la peinture sur verre, la pièce de verre devient le support sur laquelle sont appliqués colorants, émaux, pigments, fixés par cuisson.

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La création d'un vitrail

Avant de devenir un tableau de lumière et de couleurs, le vitrail passe par une multitude d'étapes durant lesquelles créativité, précison et maîtrise technique sont les maîtres-mots.

À la manière des couturiers, mon travail commence par un dessin. Sous le crayon et les pinceaux à aquarelle, l'œuvre prend vie au 1/10 de sa taille réelle.

Une fois validée par mon client, la maquette est reproduite en taille réelle, au fusain. C'est une étape cruciale de la réalisation du vitrail, car le dessin à grande échelle n'a rien à voir avec un format classique. Il s'agit de savoir occuper l'espace sans chercher à le remplir. Tout est une question d'équilibre entre esthétique et conscience des contraintes techniques, car les différentes parties devront ensuite être découpées dans le verre.

Une fois le dessin finalisé, les pièces sont définies au feutre, et numérotées. C'est le moment où je décide s'il y aura des pièces peintes. Le dessin est également décalqué pour servir de base lors du montage.

Les pièces sont découpées une à une, c'est l'étape du calibrage. Chaque calibre servira ensuite à couper les pièces dans le verre. La coupe du verre demande de la maîtrise et de la précision, mais aussi de l'audace : il s'agit de repousser ses limites. Certaines pièces seront peintes à la grisaille et aux émaux, et cuites dans un four spécial à très haute température pour fixer définitivement les pigments.

Lorsque les pièces sont prêtes, elles sont assemblées comme un puzzle sur un calque du dessin. C'est l'étape du montage, où les pièces sont serties de plomb. Les plombs seront ensuite soudés à l'étain sur les deux faces.

Le vitrail est entièrement monté et soudé, il faut alors passer au masticage pour garantir sa solidité et son étanchéité. Le mastic liquide, un mélange de blanc de Meudon et d'huile de lin, est utilisé pour recouvrir les deux faces du vitrail. L'excédent est ensuite "gommé" à la main avec de la sciure de bois répandue sur le panneau. Il peut ensuite reposer à l'air libre, le plus longtemps possible.

C'est enfin l'heure de poser le vitrail. J'utilise généralement des Pointix®, de petits losanges de métal, pour fixer les panneaux dans leur habitacle. Il est parfois nécessaire d'utiliser un échafaudage, en particulier lors de la pose de vitraux dans une église.